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Influence de différents facteurs physiologiques déterminants en triathlon PDF Imprimer Envoyer
  

Le triathlon doit se concevoir comme une discipline en elle-même. Ce n’est pas la somme des trois activités que sont la natation, le cyclisme et la course à pied Le triathlon est l’enchaînement de ces trois sports. Chaque activité va être ainsi en relation avec les deux autres.

De ce fait, la physiologie du triathlon va être spécifique. Même si l’on peut s’inspirer de la physiologie des autres activités (ce qui a été fait dans de nombreuses études), trop peu de recherches ont été faites dans le sens de cette particularité de la discipline.

De plus, l’entraînement qui en découle parfois, a suivi cette idée qui consistait à négliger le fait que le triathlon était une discipline en elle-même (comme les distances en quatre nages en natation).

L’enchaînement du vélo après la natation, puis de la course à pied après le vélo, engendre des perturbations au niveau physiologique. Il va y avoir une évolution des différents paramètres physiologiques et une évolution du coût énergétique (Hausswirth et coll.,1997; Hue et coll.,1997). En effet, la répartition des volumes circulants et leurs réductions par la sudation et par le phénomène de la loi Starling; évolue au fur et à mesure du triathlon. Le passage de la natation au vélo, puis du vélo à la course à pied provoque à chaque fois un transfert des volumes circulants. Cela engendrent de grandes perturbations physiologiques. L’augmentation de la température engendre une réduction des volumes circulants. Cette réduction provoque une augmentation de la pression artérielle, cette augmentation est aussi liée à l’augmentation du débit cardiaque.

Enfin, l’importante perte sudorale à pour conséquence une diminution du retour veineux et du volume d’éjection systolique. Pour palier à ces troubles , l’organisme doit donc accélérer sa fréquence cardiaque.

Cette évolution des caractéristiques physiologiques et cette modification du coût énergétique est particulière en triathlon (Vallier et coll., 1997; Guezennec et coll.,1997). L’objectif de cette étude est d’essayer de montrer que l’entraînement de triathlon doit contenir et prendre en compte cet aspect.

Dans quelles mesures l’entraînement de triathlon doit introduire l’évolution de ces données que sont les paramètres physiologiques et le coût énergétique dans sa conception et dans sa planification? Nous pouvons donc émettre les hypothèses suivantes :

- Le travail de tous les enchaînements possibles en triathlon doit être effectué en parallèle avec l’apprentissage de base des trois disciplines (travail spécifique).

- Le travail de ces enchaînements possibles en triathlon à l’entraînement permettrait une optimisation du coût énergétique.

- La sollicitation des paramètres physiologiques spécifiques aux enchaînements de l’entraînement permettrait de faire diminuer le coût énergétique, notamment grâce à un travail de la technique.

 



I. Evolution physiologique et entraînement, proposition d’une conception et d’une planification de l’entraînement

Cette dernière partie va être consacrée à une proposition de l’entraînement en triathlon différente des autres conceptions que nous avons vu dans la partie n° II. Cet entraînement va prendre en compte l’évolution des différents paramètres physiologiques durant une épreuve de triathlon courte distance. Nous avons dégagé un profil physiologique du triathlète grâce à la littérature.

L’entraînement devra permettre une optimisation et un développement de ce profil physiologique bien particulier. Mais il devra aussi se placer dans cette vision du triathlon, c’est à dire une épreuve fondamentalement multifactorielle et interactive.

 

 

1. Evolution physiologique et entraînement

Afin de dégager un profil physiologique type de triathlète, nous nous sommes attachés à essayer de faire ressortir les facteurs physiologiques qui sembleraient déterminants dans la performance en triathlon. Cela a été possible grâce à la confrontation des données de la littérature et de nombreuses études.

Ces facteurs physiologiques sont des éléments spécifiques à la discipline. Il est évident que la fréquence cardiaque, la VO2 Max, la capacité pulmonaire, etc…sont des facteurs qui entrent en jeu dans l’analyse de l’activité. Mais , nous nous sommes intéressés à des facteurs plus spécifiques ou alors à l’interrelation de types de facteurs, comme celle entre les facteurs physiologiques et les facteurs biomécaniques qui selon le modèle de la fédération française de triathlon est le rendement ou alors, celle entre les facteurs morphologiques qui est la technique.

La première évolution physiologique qui semble intéressante est celle de la lactatémie. Nous avons vu dans la première partie son évolution en fonction du déroulement de l’épreuve et donc en fonction de la discipline. La forte augmentation de la concentration sanguine de lactates durant la partie natation fait que l’athlète va commencer la partie cycliste avec une lactatémie élevée. Mais au niveau musculaire, nous pouvons supposer que les concentration de lactates sont encore plus fortes. Une partie va diffuser dans le sang et aller vers les autres masses musculaires notamment lors de la nouvelle répartition des masses sanguines quand il y a un redressement du corps; mais le reste va siéger au niveau musculaire et au niveau du tissu interstitiel.

Ensuite, la néoglucogenèse va se mettre en place pour resynthétiser le lactate. Une grande différence réside au niveau de cette néoglucogenèse et notamment entre les athlètes bons, moyens et les athlètes mauvais nageurs.

En effet, l’athlète avec de grandes capacités natatoires va faire moins d’efforts donc produire moins de lactates, pour rester avec une personne qui va nager le même temps. De plus, il est fort possible que la néoglucogenèse pour les membres supérieurs chez les nageurs soit plus efficace. Il y aura donc moins de lactates qui vont diffuser et se diriger vers d’autres masses musculaires. Il est aussi possible que les réserves en glycogène soient plus importantes pour les nageurs.

Parfois même, le nageur va faire moins d’effort pour aller plus vite que les autres athlètes. Il sera donc moins fatigué au niveau périphérique, ce qui va avoir lui permettre de moins s’entraîner d’un point de vue quantitatif et de garder uniquement des séances qualitatives en natation.

Au début du vélo, pour avoir le même niveau de lactatémie et ainsi une stabilisation de cette lactatémie, il va y avoir un décalage temporel et l’athlète nageur sera plus avantagé au début du vélo car il sera à un niveau de lactatémie moins élevé ou il le supportera mieux.

En effet, nous pouvons supposer qu’au niveau de l’endurance musculaire et de la déplétion des réserves glycogéniques pour les membres supérieurs, l’athlète avec de grandes capacités natatoires est plus avantagé. On peut en déduire qu’une meilleure technique améliore l’endurance musculaire.

En ce qui concerne la thermorégulation, nous avons vu que le port de la combinaison n’altère pas les réponses thermorégulatrices et ne provoque pas de différence au niveau de la performance (Chadwick et coll., 1996). Mais, elle permet une amélioration de la performance lors de la natation par une augmentation de la flottabilité grâce à un redressement du corps de l’athlète et ainsi une diminution de la résistance à l’avancement donc un gain de temps.

De plus, elle permet une économie d’énergie et une diminution de la fatigue, ainsi cela aura des répercussions sur la suite de l’épreuve, notamment lors de la course à pied. Effectivement, elle va engendrer une augmentation de la température centrale, mais cette augmentation n’est significative que dans des eaux à 25°, or à cette température le port de la combinaison est interdit. De plus quand cette augmentation a lieu de façon significative, elle rejoint la température de l’athlète qui n’a pas de combinaison au bout de quinze minutes à vélo. La différence de déshydratation n’est pas excessive. Par contre, la fatigue périphérique engendrée par la natation sans combinaison va avoir des répercussions sur la partie course à pied. En effet la dépense énergétique sera plus importante. Ensuite, les lésions musculaires sont importantes dans une épreuve d’endurance comme le triathlon. Nous savons que l’augmentation de la température centrale est en partie responsable de ces lésions. Ces lésions musculaires au niveau des membres inférieurs pourraient aussi être dues à l’évacuation des lactates des membres supérieurs mais aussi de la production de lactates lors de la partie cycliste car nous savons que l’individu reste à des valeurs élevées de lactatémie pendant cette phase de l’épreuve.

L’augmentation de la température centrale et la déshydratation va accentuer des lésions musculaires. De plus, les mécanismes de la fatigue vont aussi avoir des conséquences sur la contraction musculaire et l’altérer. Nous avons vu que la natation sans combinaison va créer une fatigue périphérique plus importante. Nous voyons ainsi que le port de la combinaison a de grandes répercussions sur la suite de l’épreuve au niveau de la course à pied, qui est une activité beaucoup plus traumatisante que le vélo.

En dernier lieu, nous allons nous intéresser au seuil anaérobie. Tout d’abord, il y a un premier problème sur la valeur du seuil anaérobie. Nous avons vu l’importance du seuil anaérobie dans une épreuve de triathlon. En théorie, le seuil anaérobie se situe aux environs de 4 mmol.l-1 de lactates dans le sang. Il y a un décrochage ventilatoire et une inflexion de la courbe des lactates. Or, Lehman et coll.(1998) évalue ces sujets à la valeur du seuil anaérobie théorique et à la valeur du seuil anaérobie individuel et donc propre à chaque sujet. Cela est très intéressant car les valeurs de ces seuils individuels sont très différents de cette valeur théorique et souvent en dessous.

Donc, dans la partie natation où la lactatémie monte très haut, c’est à dire en dessus du seuil anaérobie théorique, une personne pourra être à 3 mmol.l-1 au dessus de son seuil anaérobie si son seuil individuel correspond au seuil théorique mais s’il est en dessous la valeur de sa lactatémie sera bien au dessus de son seuil anaérobie individuel. Il en sera de même pour la partie cycliste et pour une certaine durée de la partie pédestre.

De plus, la personne qui aura un seuil élevé aura une participation du métabolisme anaérobie moindre. Ainsi, la participation de la néoglucogenèse sera moins importante. Nous savons que cette néoglucogenèse qui permet la resynthétisation de l’acide lactique a un moins bon rendement que la glycolyse aérobie et ainsi coûte plus d’énergie à l’organisme; ce qui va dans le sens de la fatigue périphérique fluctuante selon le port de la combinaison et les capacités natatoires des individus.

En effet, il serait tout à fait possible d’envisager que les nageurs aient un seuil plus élevé et qu’ils aient une concentration sanguine en lactacte moins élevée en conséquence l’écart des valeurs de lactate serait plus faible par rapport à un non nageur sachant que cet écart de valeurs représente la participation du métabolisme anaérobie et ainsi la mise en route de la néoglucogenèse. Cela aurait des répercussions sur le vélo, à condition que l’athlète aux grandes capacités natatoires ait un seuil élevé en cyclisme. Pour la course à pied, étant donné que la majeure partie de s’effectue à des valeurs légèrement inférieures au seuil, c’est un peu différent car la participation du métabolisme anaérobie tend à s’annuler.

 

 

2. Propositions

 

a. Conception de l’entraînement.

A partir de là, il va falloir proposer un entraînement incluant tous ces critères et qui va permettre une optimisation et un développement du profil physiologique du triathlète.

Il est évident que cet entraînement ne peut être que personnaliser dans tout ce qui concerne l’aspect de développement des capacités physiologiques.

Avec l’évolution du triathlon, nous avons vu que la vitesse gestuelle doit être développée lors de la formation du jeune athlète. Un travail de la technique va permettre une sollicitation de cette vitesse gestuelle et aussi la mise en place de la coordination motrice. De plus dans III.1, nous avons vu la place primordiale de la technique. Cette technique est importante pour une question d’économie d’énergie et elle se corrèle avec l’évolution du triathlon qui imposer aux athlètes de garder l’amplitude optimale de la foulée et d’augmenter la fréquence de ces foulées.

Il est ainsi nécessaire que le jeune athlète est une base technique dans les trois disciplines, ceci afin d’être coordonné, de solliciter tous les groupes musculaires, de développer sa vitesse gestuelle et d’optimiser son coût énergétique. Cela doit être fait avant la maturation de système nerveux. Un travail et donc un entraînement dans chaque discipline seule et non enchaîné paraît pertinent par cet axe de travail. Cependant le travail de l’enchaînement n’est pas à proscrire mais à surveiller notamment pour les problèmes de dommages musculaires qui pourraient avoir des conséquences sur des enfants non matures biologiquement. Mais, l’accent doit être porté sur ce développement de la technique, cependant rien n’empêche d’effectuer un parallèle avec l’activité triathlon, comme la natation en lac et en groupe par exemple.

Ensuite, une fois que la base technique est bien posée, les fondamentaux vont devoir être répétés c’est ce qu’on appelle couramment les «gammes». Le travail fondamental va pouvoir aussi être inclus dans un programme de préparation physique spécifique et permettre une amélioration du coût énergétique. Effectivement, un travail d’éducatifs va permettre d’entretenir cette technique et aussi de mettre en place un programme de PPS, dans chaque discipline. Ensuite, l’entraînement doit prendre en considération les capacités natatoires de l’individu et sa tolérance aux lactates. En effet, la dépense énergétique et ainsi le coût énergétique va être plus élevé pour les triathlètes les plus faibles en natation. Le travail en piscine est donc indispensable car nous avons vu que la combinaison n’est pas tout le temps autorisée. Mais il va falloir aussi et en parallèle mettre en place des séances particulières en natation avec la combinaison. La structure respiratoire de la nage, la prise d’informations et de repères sont très différentes. Il faut savoir nager dans les pieds d’un athlète qui nage plus vite. Tout cela va constituer une nouvelle technique de nage (que ce soit avec ou sans combinaison). Un apprentissage en même temps de ces deux façons d’aborder la partie natation parait intéressant. Les séances de mises en condition devraient se faire en groupe. Les meilleurs nageurs sont devant et les autres sont dans leurs pieds. Les meilleurs étant devant comme lors d’une compétition, ils devront s’habituer à la prise de repères et à cette technique de nage lorsque l’on est en tête. Les autres essaient de suivre en profitant de la traînée du nageur de devant. En combinaison, l’athlète pourra se permettre de lever la tête plus fréquemment et ainsi de prendre la structure respiratoire dans laquelle il se sent le plus à l’aise, car la combinaison compense les perturbations que peuvent engendrer une prise d’information avec la tête levée.

Aussi, les variations d’allure que peuvent comporter les parties natation d’un triathlon doivent être gérées. Le départ, la relance aux bouées et l’arrivée sont des phases où les nageurs accélèrent et donc la concentration sanguine en lactates augmente fortement. Une prise en considération du seuil natation est nécessaire. Il va falloir faire travailler les athlètes avec des concentrations de lactates élevées car dès le départ, la lactatémie augmente.

Il faudra aussi créer artificiellement des variations d’allure dans la séance pour retracer cette augmentation de lactates et ces variations de vitesse. Une pré-fatigue est pertinente pour ce genre de travail.

Pour la partie cycliste, les individus sont en dessus du seuil anaérobie et doivent supporter le déplacement des lactates à cause de la nouvelle répartition des masses sanguines. Cela va être différent selon que l’athlète doit effectuer un effort solitaire ou s’il doit être en groupe avec tous les efforts répétitifs, brefs, intenses et irréguliers que cela comporte. L’évolution de la lactatémie est différente, on peut supposer que les variations d’allure font que la valeur de la lactatémie à laquelle l’athlète va commencer la course à pied sera plus élevée que la valeur de la lactatémie si l’athlète avait fait un effort solitaire avec la gestion que cela comporte, même s’il peut y avoir des variations d’allure due au dépassement d’athlètes du fait que l’on se fait doubler.

La lactatémie est effectivement décroissante au cours de l’épreuve mais de façon différente. L’athlète pourra s’entraîner avec des courses cyclistes car c’est ce qui retranscrit le mieux une partie cycliste de triathlon avec drafting. Mais là aussi, une pré-fatigue due à un exercice à haute intensité (supérieures au seuil anaérobie) suivi d’une partie cycliste en groupe serait intéressante. La mise en place d’enchaînement «natation-vélo» serait pertinente dans cet objectif de pré-fatigue et de mise en condition de course. Il en est de même pour l’enchaînement «course à pied-vélo».

Pour les enchaînements «vélo-course à pied», nous avons vu ce que cela implique au niveau des dommages musculaires. Il va falloir donc planifier des phases de récupération lors de ce type de travail. Cette sorte de travail devra s’orienter vers un aspect qualitatif ou alors les enchaînements devront être courts et ne pas dépasser 1h30 de séance avec évidemment une attention particulière sur la gestion hydrique et sur la récupération.

Toutes ces petites évolutions doivent s’effectuer en parallèle avec le travail des vitesses spécifiques dans chaque discipline (PMA, seuil, vitesse).

 

b. Planification.

Pour le jeune athlète, il va falloir qu’il travaille tout ce qui est de l’ordre de la coordination, de la vitesse gestuelle avant douze ans. De plus il devra solliciter et mettre en jeu le plus grand nombre de groupes musculaires. Mais, cet apprentissage peut tout à fait se faire sous forme d’une activité multisportive à l’exception de la natation. En effet, la natation se passant dans le milieu aquatique, il est nécessaire que le jeune soit dans ce milieu et fasse son apprentissage dans l’eau. Cela est très important notamment au niveau du développement des mécanismes de la sensation (kinesthésiques, visuelle, extéroceptives). Il faut dire que cet apprentissage peut tout à fait s’effectuer sous une forme polyvalente. Le travail de l’endurance doit se faire tout au long de la formation et de la carrière de l’athlète. Il est évident que la mise en place de séances d’enchaînements doit être fait avec beaucoup de précautions mais ce type de travail peut se faire sous une forme ludique. Le but est de faire enchaîner des activités à contraintes multiples et différentes.

En ce qui concerne la planification de la saison, les quatre macrocycles doivent être gardés. Pendant la période foncière, l’entraînement s’effectuera sous une forme de quatre semaines de travail-une semaine de repos, alors que lors des deux autres macrocycles se feront en 3-1.

La partie foncière qui est la première partie de la planification de la saison peut et devrait s’effectuer individuellement et dans chaque discipline. Un travail technique en natation important semble pertinent, car les athlètes sont moins fatigués et plus aptes à bien se concentrer. L'enchaînement se fait grâce à l'enchaînement de séances d’entraînement dans la journée ou alors, il se fait à faible intensité et avec une fréquence de séances faible.

Par contre, en période compétitive , nous devrons inclure ces quelques éléments un tant soit peu nouveaux dans l’organisation et la planification de l’entraînement; à savoir l’habitude à supporter l’acidose musculaire, encaisser l’écart de température lors de la partie natation qui va provoquer des lésions musculaires et surtout un travail entraînant une pré-fatigue. Toute la partie de travail de seuil doit se faire en fin de période pré-compétitive car ce type de travail permet d’obtenir un état de forme rapide.

Maintenant il faut savoir si la prise en compte de l’évolution physiologique et les conséquences qu’elle engendre lors d’un triathlon dans la conception de l’entraînement va permettre d’améliorer la performance grâce à un meilleur coût énergétique

 


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CONCLUSION

Nous avons essayé de savoir comment l’évolution physiologique au cours du triathlon Courte distance doit être prise en compte dans la conception et la planification d’un entraînement spécifique au triathlon.

L’évolution physiologique au cours d’une épreuve d’endurance comme le triathlon est bien particulière à cette discipline du fait que ce soit un sport, deux enchaînements, trois disciplines. En effet, c’est un épreuve fondamentalement multi-factorielle et interactive. Ainsi, le triathlète va avoir un profil physiologique propre à sa discipline et que l’on ne retrouvera dans aucune autre épreuves d’endurance. Par exemple, au niveau de la thermorégulation, les athlètes doivent supporter une importante variation de température corporelle lors de la partie natation d’un triathlon avant de se stabiliser durant le reste de l’épreuve. Tous ces particularismes physiologiques doivent être intégrer lors de la mise en place de l’entraînement qui devra permettre l’optimisation du profil physiologique du triathlète. Donc, l’apprentissage et le développement d’une technique de l’enchaînement pendant toute la carrière de l’athlète sous plusieurs formes semble pertinente. De plus, un entraînement mettant en place des situations d’acidose musculaire et de pré-fatigue musculaire semble intéressant dans une optique de travail qui va dans le sens de la spécificité du triathlon.

Par la suite, il faudra vérifier si cette mise en relation de l’évolution physiologique lors d’un triathlon Courte Distance avec l’entraînement permet non seulement un développement du profil physiologique du triathlète, mais aussi un gain de performance. Cela sera possible en faisant effectuer deux entraînements différents sur une population la plus homogène possible; l’un intégrant les paramètres physiologiques particuliers au triathlon et l’autre basé sur une conception du triathlon comme étant l’addition des trois disciplines qui le composent.