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La désynchronisation des rythmes biologiques engendrée par le franchissement rapide d'au moins quatre fuseaux horaires est à l'origine d'une symptomatologie regroupée sous le terme anglo-saxon de jet-lag. Parmi les troubles observés, ceux concernant la vigilance sont parmi les plus pénalisants car liés à la dégradation des performances cognitives et psychomotrices.

L'expression de cette symptomatologie est variable en fonction du sujet lui-même (typage matin/soir, âge...) ou de paramètres environnementaux comme le sens du décalage, le nombre de fuseaux traversés, l'environnement psychosocial... Les contre-mesures adoptées sont parfois inadaptées ou inefficaces, voire même potentiellement dangereuses comme c'est le cas avec la mélatonine.

Parmi les moyens les plus sûrs pour lutter contre le jet-lag, l'exposition à la lumière et à l'environnement social, appelée renforcement des synchroniseurs sociaux, peut être préconisée. Sur le plan pharmacologique, seuls, à ce jour, peuvent être conseillés les hypnotiques dits non benzodiazépiniques pour induire un sommeil récupérateur de qualité et la nouvelle forme de caféine dite à libération prolongée pour maintenir plus longtemps un éveil efficient.


Mots-clés : Jet-lag - Vigilance - Pharmacologie.




Passer rapidement d'un point du globe à l'autre, grâce aux progrès de l'industrie aéronautique, fait partie d'une des caractéristiques majeures de notre temps. Les hommes d'affaires, mais aussi les touristes, en gagnant du temps souhaitent être en forme dès leur arrivée pour profiter au mieux du peu de temps dont ils disposent. Si les voyages nord-sud n’entraînent qu'une fatigue limitée, liée essentiellement au maintien d'une position longtemps soutenue sur un siège plus ou moins confortable, les voyages ouest-est ou est-ouest induisent un phénomène supplémentaire : le décalage horaire.


En effet, le franchissement rapide et répété de plusieurs fuseaux horaires soumet l'organisme à un décalage brutal entre son heure physiologique, synchrone de l'heure locale du pays de départ. et l'heure du pays d'arrivée. L'adaptation de l'organisme au nouvel horaire entraîne essentiellement de la fatigue et des troubles du sommeil jusqu'à ce que les rythmes circadiens soient de nouveau en phase avec les synchroniseurs externes locaux. L'ensemble de cette symptomatologie constitue le jet-lag.

 

NEUROPHYSIOLOGIE DU DÉCALAGE HORAIRE

Les fonctions physiologiques varient de façon périodique : c'est le cas des rythmes des sécrétions endocrines, de l'activité du coeur, de la température centrale, etc... Il s'agit bien de rythmes puisque les variations considérées sont régulées et qu'à des intervalles de temps qui sont en moyenne égaux entre eux, on rencontre les mêmes niveaux d'activité. Cependant, les périodes de ces phénomènes cycliques sont très différentes, allant de quelques secondes à quelques minutes, jours ou mois. Lorsque la période du phénomène cyclique est de l'ordre de 24 heures. le rythme est appelé circadien selon le terme utilisé pour la première fois par Halberg en 1959. C'est l'équivalent des mots journalier, quotidien et nycthéméral. Un rythme de période inférieure à 20 heures est dit ultradien. Un rythme de période supérieur à 28 heures est dit infradien. 20h et 28h heures représentent donc les limites pour qu'un rythme soit circadien. Parmi les propriétés des rythmes biologiques existe le fait que leur période n'est modifiable que dans des limites spécifiques souvent étroites et qu'ils sont influençables par la manipulation des synchroniseurs externes ou Zeitgebers. Ceci revêt évidemment, dans le cadre du décalage horaire, une importance capitale.


Le cycle veille-sommeil représente le rythme circadien typique. En effet, les mécanismes de base de la régulation du sommeil reposent sur trois aspects : homéostasique, circadien et ultradien . Le mécanisme homéostasique a pour objet le maintien d'un équilibre veille-sommeil satisfaisant. Un adulte passe approximativement 16 heures éveillé pendant lesquelles le besoin de sommeil s'accumule. Lorsque ce besoin s'est accumulé en quantité suffisante et que l'organisme y est prêt, il se libère dans le sommeil. Le mécanisme circadien est responsable de changements périodiques de la propension au sommeil, indépendamment de la quantité de veille préalable. C'est ainsi que l'homme a un rythme circadien du sommeil caractérisé par une propension maximale au sommeil tôt le matin vers 3 heures, à l'heure où la température centrale est la plus basse, et une propension minimale en fin d'après-midi vers 19 heures, à l'heure où la température centrale est la plus haute. Les mécanismes homéostasique et circadien ont un effet général sur le sommeil. Ils ne peuvent rendre compte de l'alternance régulière sommeil lent-sommeil paradoxal (SP). Cette alternance, à la base du mécanisme ultradien, est expliquée sur la base d'une activité alternée et d'une interaction réciproque des neurones inter-connectés neurones dits SP on situés dans la fonction réticulée pontique, facilitant le sommeil paradoxal et les neurones dits SP off situés dans le locus coerulus et le noyau dorsal du raphé, inhibant le sommeil paradoxal.


Parmi les modèles de régulation du sommeil proposés, celui à deux processus d'Alexandre Borbely permet de prévoir la plupart des caractères du sommeil (horaires, durée, architecture) dans les situations les plus variées (après privation de sommeil, en situation de repos continu, après des siestes, etc ...). Selon ce modèle, le processus homéostasique est une fonction de la veille préalable et peut être représenté par l'intensité du sommeil lent définie par l'activité à ondes lentes, tandis que le processus circadien, contrôlé par un oscillateur central, est indépendant du comportement veille-sommeil. La propension au sommeil est gouvernée par l'interaction de ces deux processus.


Par ailleurs, les rythmes circadiens de plusieurs fonctions physiologiques et psychologiques chez l'homme évoluent avec la veille et le sommeil. On les appelle les concomitants physiologiques. Parmi ceux-ci, les plus importants sont la température, la sécrétion de cortisol et de mélatonine et, en raison de ses applications en aéronautique, le niveau de vigilance et de performance tant au plan psychomoteur que cognitif.


Les expériences d'adaptation à des périodes dif­férentes de 24 heures ont pour but de déterminer les limites en deçà et au delà desquelles la période du rythme circadien n'est plus modifiable. Lewis et Lobban puis Gouars ont ainsi montré à partir de montres truquées qu'il est possible de faire passer la période d'un rythme circadien de 24 à 21 heures ou de 24 à 27 heures sans que les sujets d'expérience s'en rendent compte. En revanche, il semble impossible d'aller en-deçà de 20 heures et au-delà de 28 heures.


C'est dans ce contexte de puissance des rythmes biologiques fondamentaux, comme cela a été démontré récemment par Davenne et Lagarde à l'occasion de la mise en évidence du maintien du rythme de la température et de la vigilance lors d'un exercice physique soutenu de 24 heures , que s'inscrivent les effets dus au jet-lag.

 

Le JET-LAG

Le jet-lag est défini classiquement comme l'ensemble des signes ou symptômes observés lors du franchissement rapide et répété de plusieurs fuseaux horaires.


Les principaux troubles affectent le sommeil et l'appareil digestif. Il s'agit de difficultés d'endormissement, d'insomnie nocturne, de réveils précoces et de somnolence diurne. Les troubles digestifs sont de type dyspeptique, diarrhée ou constipation, parfois aggravés par le changement de régime alimentaire. Ils sont dûs essentiellement aux variations incessantes de l'horaire des repas. Les perturbations des autres rythmes biologiques comme celui de la température ou des secrétions hormonales, concomitants physiologiques du rythme veille-sommeil, sont peut-être à l'origine d'altérations plus ou moins profondes du fonctionnement général de notre organisme et de son métabolisme de base.


La symptomatologie du jet-lag n'est pas univoque. De nombreux facteurs de variations ont ainsi pu être mis en évidence. Généralement, on distingue les facteurs dûs au sujet lui-même et ceux dûs à son environnement. Parmi les facteurs individuels les plus importants, on distingue l'influence de l'âge, du quota habituel de sommeil, du caractère matinal ou vespéral du sujet, de sa propre sensibilité à la privation de sommeil et de la perception qu'il a de l'environnement. C'est ainsi, par exemple, qu'un vol vers l'ouest sera plus facile pour une «personne du soir» que pour une «personne du matin». Mais ce sont les facteurs d'environnement qui semblent jouer le rôle le plus important. Interviennent aussi les niveaux sonores et thermiques, la nature du couchage, l'environnement psycho-social, le nombre de fuseaux horaires traversés. Le sens du franchissement des fuseaux est également capital. Pratiquement toutes les études concordent pour dire qu'un vol vers l'est est plus pénalisant qu'un vol vers l'ouest. L'explication physiologique que l'on peut donner de ce phénomène viendrait de la période propre au rythme circadien, qui. lorsqu'il n'est pas soumis à un synchroniseur externe (par exemple lors des expériences en libre cours) est généralement supérieure à vingt-cinq heures. Un vol vers l'ouest allonge la journée et va donc dans le même sens que le rythme biologique considéré. A l'inverse, un vol vers l'est, en raccourcissant la durée de la journée vient aggraver la réduction habituelle, déjà limitative (puisque de vingt-quatre heures) de l'alternance lumière-obscurité.


La modification de la synchronisation par déphasage, observée après franchissement de fuseaux horaires, entraîne un déplacement de phase des rythmes. parallèle au décalage de la synchronisation. L'étude des mécanismes d'action de ces synchroniseurs externes ainsi que de l'horloge biologique interne a conduit à mettre en évidence le rôle de certaines structures nerveuses, comme le noyau supra-chiasmatique de l'hypothalamus antérieur et l'épiphyse ou glande pinéale, qui contient la mélatonine dont la sécrétion est régulée par l'alternance lumière-obscurité.


La cause exacte des désordres entraînés par le décalage horaire est en réalité encore largement inconnue. Trois facteurs semblent cependant prépondérants dans l'apparition de cette symptomatologie. Deux ne sont pas spécifiques au franchissement des fuseaux horaires, mais contribuent par les effets qu'ils engendrent à la potentialisation des effets propres au jet-iag. Il s'agit de la fatigue liée au voyage (maintien prolongé d'une position, vibrations mécaniques, ambiance sonore inhabituelle, fatigue psychique due à l'excitation circonstancielle, ...) et de la privation plus ou moins importante de sommeil (préparatifs du voyage, perturbation du rythme veille-sommeil dûs aux modifications des rythmes biologiques, ...).

 

TRAITEMENT

Il n'existe, à ce jour, aucun traitement efficace à100 % du jet-lag. En revanche, il existe une multitude de conseils, la plupart fondés sur quelques données scientifiques, mais dont les résultats sont souvent aléatoires.

 

Les traitements aux résultats incertains :


* La diététique :

La composante principale consiste à programmer des journées alternées avec régime riche puis pauvre en calories, les petits-déjeuners et déjeuners étant riches en protéines et les repas du soir riches en hydrates de carbone. les repas riches en protéines étant sensés augmenter la vigilance en stimulant les systèmes adrénergiques et les repas riches en hydrates de carbone devant au contraire faciliter le sommeil. Même si l'idée de départ repose sur quelques résultats scientifiques, l'efficacité de cette méthode n'a pas été retrouvée par d'autres équipes de recherche. De plus, il apparaît assez contraignant de suivre un tel régime pour un résultat aléatoire.



* La synchronisation avant le vol :

Elle consiste à se mettre à la future heure locale avant le départ. mais pour atteindre une bonne synchronisation des rythmes. cela nécessite autant de jours que de fuseaux traversés. Outre la contrainte engendrée pendant la période précédant le déplacement, cette technique risque d'induire le jet-lag avant même le début du voyage.


* Les petits sommes :

La prise d'un petit somme, dès que les circonstances le permettent. peut se révéler précieuse pour récupérer et améliorer son niveau de vigilance. De nombreux travaux ont montré que des sommes répétés de 20 minutes favorisent la récupération des performances et le comportement psychologique. Cependant. il ne faut pas en abuser car des sommes trop longs. réalisés juste avant l'aurore, peuvent conduire à une exagération des difficultés d'endormissement le soir et peuvent interférer avec la continuité du sommeil.


* La modification de la température corporelle :

La prise de douches chaudes ou de bains tièdes pendant la journée dans le but de faire varier la température interne du corps n'a jamais fait l'objet d'expérimentation scientifique et n'apparaît pas très réaliste sur le plan pratique.

 

 

Les traitements les plus efficaces :


* Le renforcement des synchroniseurs sociaux :


C'est peut-être le meilleur moyen physiologique de réduire les effets du jet-lag. S'exposer à la lumière et aux activités locales pendant la journée permet au sujet de se plonger immédiatement dans la vie active du lieu de destination et de s'adapter plus rapidement que le sujet qui reste confiné dans sa chambre d'hôtel. L'explication de cette observation vient notamment de l'effet de la lumière (photothérapie) sur plusieurs systèmes du système nerveux dont la sécrétion de la mélatonine par la glande pinéale.


* La pratique d'une activité sportive :

Parmi les nombreuses autres recommandations figure la pratique d'une activité physique qui, si en elle-même n'est pas à l'origine d'une meilleure resynchronisation, peut être favorisante par l'exposition à la lumière et l'activité diurne qu'elle provoque.


* L’induction pharmacologique du sommeil :

Les insomnies nocturnes provoquées par un raccourcissement de la durée de la journée physiologique (vol vers l'est). le premier jour, puis un syndrome de retard de phase les jours suivants, peuvent être efficacement combattues par l'induction pharmacologique du sommeil. Le choix de l'hypnotique est capital, certaines substances étant capables d'engendrer des effets secondaires plus pénalisants que les symptômes censés être supprimés. Il est recommandé d'éviter la prise d'hypnotiques benzodiazépiniques en raison de l'induction d'un sommeil électrophysiologique assez éloigné sur le plan architectural d'un sommeil physiologique et surtout de l'existence toujours possible d'effets résiduels le lendemain de la prise et d'effets secondaires d'apparition fréquente lors d'administrations répétées. Nous conseillons plus volontiers des hypnotiques non benzodiazépiniques. hypnosélectifs. à demi-vies très courtes, induisant un sommeil proche du sommeil physiologique et Surtout n'engendrant que peu ou pas d'effets secondaires. Le zolpidem (Stilnox®) à la dose de 10 ou même 5 mg (comprimé sécable) et la zopiclone (Imovane®) à la dose de 7,5 mg, peuvent être proposés.


* Le maintien pharmacologique d'un éveil :

Les somnolences diurnes engendrées par un allongement de la durée de la journée physiologique (vol vers l'ouest) le premier jour puis, par un syndrome d'avance de phase les jours suivants, peuvent être combattues par la prise de stimulants ou d'éveillants. Cependant, en raison de la toxicité des substances de type amphétaminique et de l'indication spécifique et unique des substances eugrégoriques (comme le modafinil ou Modiodal®), seul le café reste un moyen inoffensif mais d'efficacité limitée qui peut être utilisé. Cependant, des résultats très intéressants ont été obtenus avec une nouvelle forme de caféine dite à libération prolongée. Cette substance permet de garder un bon niveau de vigilance et de performance pendant 13 heures après la prise d'une gélule de 300mg. Sa prochaine mise sur le marché devrait permettre de disposer d'une arme efficace et sans effet secondaire contre le jet-lag.

 

Le cas particulier de la mélatonine :

Une approche originale, faisant l'objet depuis quelques années de nombreux travaux, consiste à utiliser la mélatonine, substance indolique dérivé méthoxylé et N-acétylé de la sérotonine sécrétée par la glande pinéale en fonction de l'alternance lumière-obscurité. L'intrication de cette substance dans le rythme circadien et la possibilité d'en réaliser la synthèse ont contribué à accélérer les recherches à son sujet. Déjà des résultats prometteurs ont été obtenus, soit en situation réelle de vols trans-méridiens, soit en laboratoire lors de simulations, consistant en une meilleure resynchronisation des rythmes biologiques. Les études se poursuivent pour déterminer notamment les doses de mélatonine, le moment de l'ingestion et la meilleure forme galénique.

Cependant, et dans l'attente d'une mise officielle sur le marché, il est fortement déconseillé de s'approvisionner à l'étranger. En effet, aucune certitude n'est acquise concernant l'origine naturelle ou synthétique de la mélatonine le plus souvent. aucune indication n'est mentionnée sur la boîte. Or, la mélatonine étant extraite du cerveau de bœuf, la plus grande prudence est de mise pour éviter une éventuelle transmission de la maladie de Creutzfeld-Jacob. De plus, même si l'on est certain de l'origine synthétique de la mélatonine, il est. là encore, prudent d'attendre le recensement de tous les effets secondaires qui commencent à être observés de par le monde (vasoconstriction des artères cérébrales chez le sujet âgé, gynécomastie et baisse de la production de spermatozoïdes chez l'homme ...) avant d'envisager une prise contrôlée de ce produit. Le phénomène anarchique qui s'est développé depuis peu aux Etats-Unis repose essentiellement sur un problème économique (marché de 200 à 350 millions de dollars par an), alors que sur le plan scientifique, seules 325 études sur la mélatonine ont été réalisées chez l'homme, entre janvier 1986 et juillet 1996 dans le monde, représentant à peine Sot) volontaires. L'exploitation de ce phénomène surprenant est dû au fait que la mélatonine est vendue comme un supplément diététique aux Etats-Unis selon le décret de 1997 du Dietary Supplement Health and Education Act sans avoir été approuvée par la FDA (Food and Drug Administration).

 

CONCLUSION

En conclusion, un traitement efficace du jet-lag doit privilégier certaines mesures en fonction de la situation dans laquelle le sujet se trouve. S'il s'agit d'un personnel navigant. il faudra privilégier les méthodes physiologiques et ne recourir à la pharmacopée qu'occasionnellement et en cas de stricte nécessité. Pour un touriste sans problème de santé, le choix sera moins draconien.

En deçà de 4 à 5 fuseaux horaires on pourra soit rester à l'heure de départ pour un voyage de très courte durée, soit privilégier les méthodes physiologiques par renforcement des synchroniseurs sociaux et exposition à la lumière. Lors d'un voyage vers l'est où l'on raccourcit la période circadienne. on pourra utiliser un hypnotique non benzodiazépinique pour induire le sommeil, lorsque apparaîtra la nuit dans le pays à l'est du point de départ.

A l'opposé, afin de prolonger un éveil de qualité, lors d'un vol vers l'ouest, on pourra utiliser un stimulant pour maintenir l'éveil pendant la période du jour qui suit l'arrivée dans le pays à l'ouest du point de départ. Dans l'état actuel des choses, le café est à privilégier en attendant la mise à disposition de produits plus efficaces et avec moins d'effets secondaires, comme la caféine à libération prolongée. En tout état de cause aucune prise médicamenteuse ne devra être prolongée plus de 2 ou 3 jours après l'arrivée dans le pays de destination.